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L’homme qui a vu l’ours

Bien que l’on dénombre près de 70 000 ours au Québec selon le Ministère des ressources naturelles et de la Faune (MRNF), je n’ai heureusement jamais eu la chance d’en rencontrer un lors de mes aventures de course en forêt. Par contre, je ne peux passer sous silence la possibilité que cela survienne dans l’avenir ni la crainte réelle que ressente certains d’entre nous face à cette éventualité.

Comme l’on passe une bonne partie de notre temps à arpenter des régions isolées, nous devons nous informer afin d’éviter le pire. Non pas que les risques d’accidents graves soient très élevés, mais mieux vaut prévenir que guérir. Au MRNF, on relate 6 cas de mortalités sur les 30 dernières années au Québec, ce sont 6 cas de trop me direz-vous et je suis bien de votre avis.

 ours noir

Maintenant, pour réduire nos chances de tomber face à face avec un plantigrade de quelques centaines de kilos, les recommandations tendent à encourager un comportement responsable en forêt :

1-    D’abord, éviter de laisser vos déchets sur les sentiers. Les ours étant constamment à la recherche de nourriture, vous ne ferez que les attirer sur vos traces. N’oubliez pas que les ours ont un odorat très développé, alors éviter du même coup de répandre n’importe quel contenu sucré derrière vous.

2-    Ensuite, ne demeurez pas silencieux en vous déplaçant. Idéalement, vous aurez votre clochette à ours sur vous, mais au cas où un oubli surviendrait au moment de quitter vers les bois, n’ayez pas peur de parler très fort régulièrement afin d’avertir de votre présence.

3-    De plus, si vous tombez sur un ours au détour d’un sentier, restez calme et éviter de courir, analyser la situation tout en lui laissant une voie de sortie et éloignez-vous lentement. Rendu-là, ce n’est plus le temps de courir, il pourrait alors vous prendre pour une proie.

4-    En dernier recours et en cas d’attaque, un aérosol de poivre de Cayenne peut peut-être vous sauver, mais espérez ne pas en avoir de besoin. Si vous n’en avez pas, utilisez tout ce que vous trouver (roches, bâtons, n’importe quoi) pour lui montrer que vous n’êtes pas une proie facile.

Précisons que vous n’avez pas besoin d’être un expert sur la question pour connaitre ces quelques points. Plus nous serons nombreux à agir de façon responsable, plus grandes seront nos chances de profiter de notre passion en toute sécurité.

Jeff Gosselin

http://mffp.gouv.qc.ca/faune/securite/ours-responsabilite.jsp